Dans ce cours article, je me propose de comparer les Jeux de Rôle (JdR) ou Role Playing Games en anglais (RpG) virtuels avec ce que j'ai moi-même connu : à savoir les JdR sur table avec des joueurs présents en chair et en os. Je précise que mes opinions n'engagent que moi et, vu que je ne connais pratiquement rien aux RpG informatisés, je vous demanderai de bien vouloir m'excuser si je fais des bourdes ! Enfin, plusieurs choses m'ont semblées capitales dans le JdR traditionnel : le Maître de Jeu (MJ) est une personne bien vivante et non une abstraction virtuelle. Dans la même optique, tous les joueurs se voient et ne sont pas seulement des personnages imaginaires sans réelle substance. Pour moi, cela change tout ! Il y a une vraie relation s'installant entre joueurs et MJ. De plus, les joueurs doivent avoir quelques talents théâtraux, car ils doivent vraiment rentrer dans la peau de leur personnage : par leur tenue, leurs propos, leurs décisions, leurs interactions avec les autres joueurs… Bref, cela doit sembler aussi réel que possible ! Quant au MJ, il arbitre bien sûr le jeu, mais joue également tous les personnages « non joueurs » susceptibles d'être rencontrés durant la partie. Ce qu'il y a d'étonnant c'est, qu'au fil des parties, même si un joueur respecte scrupuleusement son personnage, sa vraie personnalité finira par ressortir, ce qui peut donner des situations très cocasses ! J'ai commencé à jouer vers 12 ans, en 1979 (pas d'ordinateurs à l'époque…). Je suis sûr que les RpG virtuels doivent être passionnants et très bien mener leur barque, mais le côté humain me manquerait, je crois. Après tout, même si l'on sait que l'on joue contre un adversaire vivant, il reste, lui aussi, virtuel, lointain, sans véritable substance, ce qui n'est jamais le cas autour d'une table où tensions et attirances deviennent quelque part réelles ! Je ne voulais pas m'éterniser sur le sujet mais, si certains d'entre vous voudraient tenter l'expérience, je serais prêt à organiser un JdR classique pour que les accrocs du virtuel puissent se rendre compte de tout ce que cela apporte au niveau relationnel. Si ma proposition vous intéresse, n'hésitez pas à me contacter sous « commentaires ». Je me ferai un plaisir de répondre à toutes vos questions. L'idéal serait de trouver environ 4 personnes motivées. Je suis ouvert à tous types d'univers : SF, médiéval-fantastique, épouvante genre Lovecraft, bref tout ce qui pourrait nous sortir de la (très) morne existence que chacun de nous doit subir tous les jours ! J'espère vivement avoir quelques réponses ! Merci de m'avoir lu et… Que la Force soit avec vous !!! Ah... Au fait : merci Isa pour le "Jeu de Rôle de papa" lol ;)
Edition originale : The Forgotten Planet, 1954. Traduction : J'ai Lu (Coll. Science-Fiction), No 1184, 1981, Michel Averlant. L'auteur Murray Leinster (1896-1975), pseudonyme de Will F. Jenkins, est né en Virginie. Sa famille déménagea plusieurs fois avant de s'établir en Irlande, dans le Leinster County. Œuvres majeures La planète oubliée (J'ai Lu – Science-Fiction) Le dernier astronef (Rayon fantastique No 18) Résumé Ce roman d'environ 190 pages part d'un postulat très intéressant : que se passerait-il si un groupe d'êtres humains, issus d'une civilisation hautement technologique, se trouvait abandonné sur une planète peuplée d'insectes géants, ce sans le moindre espoir de retour ? Ces hommes finiraient inévitablement par régresser à un niveau plus bas que celui des hommes préhistoriques, ayant tout oublié de leurs origines. Bien sûr, ce processus demanderait du temps : certainement plusieurs dizaines de générations. Pire, ces hommes, confrontés à un monde incroyablement hostile où seule règne la loi de la jungle, seraient forcés à inverser l'ordre de leurs priorités : leur principale préoccupation serait de se nourrir, la défense de leur vie passant au second plan. Quant à la reproduction, elle se retrouverait bonne dernière. Vivant dans une peur constante, l'idée de tuer en livrant un combat ou le fait de se mettre en colère deviendraient de rares réflexes ataviques, datant d'une période où les hommes couraient moins de dangers. Tout aussi inévitablement, un homme se lèverait un jour et aurait l'idée de génie de garder quelque chose ou d'improviser un outil ou une arme avec, par exemple, une antenne en guise d'épieu ou un morceau de carapace en guise de bouclier. Il lui viendrait alors l'idée de combattre un animal dans le but de s'en repaître, et non plus seulement de ramasser ce qui traîne. L'ordre des priorités pourrait alors changer, vu que l'individu ne passerait plus la majeure partie de son temps l'estomac vide ou en train de fuir devant le danger. La lente ascension de l'homme pourrait ainsi redémarrer, malgré le fait que la plupart des gens soient allergiques au changement : la vie semble n'être qu'un éternel recommencement ! En plus d'être une agréable histoire d'aventure au style clair et dépouillé, presque simpliste, ce livre nous montre l'incroyable faculté d'adaptation de l'être humain qui, même face à une situation désespérée, arrive toujours à s'en sortir et à dépasser ses limites, quitte à débuter par un premier stade d'involution. Cerise sur le gâteau : Si vous aimez les histoires aux rebondissements spectaculaires, ce roman se termine par une chute… de taille ! 

La culture du jeune Leinster, peu doué pour les études, fut surtout celle d'un autodidacte. Il a commencé à écrire dès 1919 pour Argosy, devenant l'un des pionniers de l'âge d'or américain de la science-fiction (les années cinquante). La soixantaine de romans qu'il écrivit alimenta les revues américaines pendant un bon demi-siècle, fournissant des histoires écrites d'une plume appliquée mais souvent vieillotte. Ses thèmes, ultra-classiques, trahissent des idées très réactionnaires. Quant à sa prose, malgré son ampleur, elle n'a guère évolué avec le temps. Bien que peu traduit en français, il est à remarquer que son roman L'assassinat des Etats-Unis (signé de son vrai nom) fut le premier publié dans la célèbre collection du Rayon fantastique.
Grievous... un nom oublié, perdu, effacé au fil des décennies, alors que sa seule prononciation, à une certaine époque, suffisait à faire germer la crainte et à semer la terreur dans les rangs de ses ennemis. Fin stratège, duelliste hors du commun, commandant renommé, il est très probablement l'un des premiers androïdes de combat de l'histoire galactique, et l'un des guerriers dont le tableau de chasse est le plus richement décoré en matière de Jedi. Véritable fléau de la galaxie, il ravagea bon nombre de systèmes stellaires, semant la mort et la désolation sur son passage, durant ce qui fut appelé la Guerre des Clones. Quand les leaders séparatistes, dont le Comte Dooku et son maître Darth Sidious, découvrirent l'extraordinaire potentiel du général kaleesh, ils s'y intéressèrent de plus en plus, et tentèrent sans succès de le faire adhérer à leur cause. Il avait effectivement refusé de rallier les Séparatistes, se battant avant tout et uniquement pour le salut de sa nation. Mais Dooku, qui avait en tête l'ambitieux projet de créer un être surpuissant mi-organique, mi-droïde pour l'aider à diriger la Confédération des Systèmes Indépendants, n'abandonna pas son idée, et son choix se porta entièrement sur le reptiloïde. Un beau matin, alors qu'il venait d'effectuer les rituels shamaniques pour rendre hommage à ses ancêtres dans un lieu sacré, Grievous embarqua sur sa navette personnelle en vue de rejoindre ses guerriers et de partir à la guerre. Cependant, la navette avait été sabotée sur ordre de Dooku, et celui-ci activa à distance le mécanisme qui fit crasher le véhicule dans la mer de Jenuwaa, ne permettant à son unique occupant que de s'éjecter à la dernière seconde. Le Seigneur Sith, accompagné de super droïdes de combat, récupéra ce qu'il restait du corps de Grievous ainsi que son masque traditionnel, et le maintint en vie par le biais de ses pouvoirs obscurs le temps qu'il soit placé dans une cuve de bacta sur Géonosis. Il servit sans le savoir, tout comme le projet bionique géonosien, de simple prototype au futur serviteur de Palpatine, Darth Vader. Une fois réveillé, San Hill lui réitéra sa proposition de devenir un général au service de la Confédération. Pour espérer survivre, les ingénieurs géonosiens lui firent une offre qu'il ne pouvait plus refuser : forger un corps bionique et lui administrer une transfusion sanguine pour qu'il puisse continuer sa quête. Manipulé par les alléchantes propositions du Muun, qui déréglait d'ailleurs la cuve de soin pour le faire souffrir, et croyant les Jedi responsables de son accident, Grievous, pourtant entêté de nature, n'hésita pas longuement. Désireux de prendre sa revanche, refusant de mourir loin de ses troupes et d'une manière aussi stupide que déshonorante, il se résigna en acceptant l'accord, à la seule condition que son cerveau ne soit pas affecté durant l'opération. Malheureusement, la parole de San Hill ne valait rien, et l'esprit du Kaleesh fut donc modifié et remodelé, d'une part dans l'optique d'appréhender, au mieux, les techniques de combat Sith et Jedi, mais aussi pour en faire un guerrier d'une rarissime violence, sans pitié, n'hésitant jamais à tuer quiconque se dressant sur son chemin. Ses organes vitaux - cœur, poumons -, sa colonne vertébrale et sa tête, baignant dans un liquide nutritif verdâtre d'allure visqueuse, étaient protégés par une fine couche de synthéchair pressurisée, résistant à n'importe quelle atmosphère, même au froid spatial. Le tout fut assimilé à une sorte de carapace en alliage de duranium, formidable armure de combat basée sur la structure des droïdes de guerre krath, capable de se rétracter ou de se déplier pour obtenir une hauteur maximale de 2,16 mètres, et minimale d'environ 1 mètre. Cet exosquelette de métal était également recouvert de plastocéramique de couleur beige, tandis qu'il disposait de circuits internes en cristal pour assurer des flux d'énergie rapides tout en évitant d'éventuelles surchauffes, et développer une meilleure coordination visio-motrice. Son torse, abritant le fil qui le retenait à la vie, fut considérablement renforcé par des plaques blindées rétractables, sa voie nettement métallisée par un vocodeur, ses yeux améliorés par des implants cybernétiques, et sa tête ornée d'un casque mortuaire ancestrale kaleesh muni de capteurs auditifs performants. Cette reproduction d'un crâne en plastocéramique de la divinité Mumuu était décorée de deux crochets de guerre kaleesh au niveau de la bouche, et recouverte de peintures rituelles au sang de Karabbac au niveau oculaire, derniers signes d'un attachement aux croyances kaleesh. Son corps fut complété par deux pattes de type LX-44 en duranium magnétisé, munies de puissantes griffes ressemblant à des serres de sanguinaigle vratixien, pour adhérer à toute sorte de surface, mais également spécialisées pour le combat rapproché puisque capable de broyer et de saisir une proie. Sans compter que quatre bras rétractables, dotés de mains à six doigts pour un meilleur maniement des armes, furent rattachés au torse, lui permettant ainsi d'utiliser plusieurs sabres laser en même temps. D'autres objets utiles, tels qu'un blaster DT-57 Annihilateur et un grappin de très bonne qualité, ont été ajoutés pour élargir sa panoplie d'atouts militaires. Sa mémoire, quant à elle, fut considérablement altérée, car il ne se souvenait que vaguement de sa vie antérieure et des anciennes traditions en lesquelles il avait foi. Par contre, son cerveau était maintenant doté de noyaux moteurs cybernétiques, contenant des algorithmes de combat et des programmes heuristiques extrêmement sophistiqués, capables d'observer et d'analyser en détails aussi bien le Vaapad que le Soresu ou le Makashi ( techniques de combat Jedi ) lorsqu'un chevalier utilisait ces derniers. Une capacité qui prit au dépourvu les adeptes de la Force, puisque Grievous pouvait facilement reproduire leurs Formes de combat au sabre laser, inventer des variantes ou encore les contrer en découvrant leurs failles. Son esprit, désormais pourvu d'une pensée glaciale et indolore, était devenu des plus cruels et sans scrupule, ne lésinant jamais sur les moyens pour arriver à ses fins. De plus, pour que la totalité de ses sens restent en alerte constante, un réseau complexe d'électrodes était relié à son cortex cérébral. Une fois le Comte Dooku, alias Darth Tyranus, avertit de la décision du Kaleesh par l'archiduc Poggle le Bref, il ordonna de lui transférer du sang de Maître Sifo-Dyas, dont le corps avait été conservé et maintenu en hibernation dans son vaisseau personnel. Cela a permis au Kaleesh de disposer non seulement d'une affinité minime avec la Force, sans pour autant être capable de s'en servir, mais aussi de voir ses sens et ses réflexes beaucoup plus aiguisés. Ce fait véridique fut très probablement propagé à l'état de rumeur en vue de faire planer le voile sur ce personnage, mais surtout pour rendre la peur chez les Jedi plus palpable face à un adversaire d'une telle importance. Cette faible connexion était d'ailleurs perçue par les Jedi comme une pure abomination et comme un affront à la Force. Après cette transformation chirurgicale, aux frais du Clan Bancaire et sous la supervision de Poggle le Bref, le Comte Dooku lui remit en personne le sabre laser du défunt Sifo-Dyas et l'emmena dans un navire de sa flotte, en orbite autour de Géonosis. Il le laissa seul méditer en compagnie d'une poignée de droïdes de type Gardes Magna, dans une salle surplombant les étendues désertiques de ce monde hostile. Fou de rage en raison de son aspect, Grievous s'abandonna à la colère et massacra tous ce qui passait à sa portée, réduisant la pièce où il se trouvait en lambeaux carbonisés. Une fois son test réussi, sa haine étant enfin décuplée et son désir de vengeance largement motivé, il pouvait être formé convenablement. Heureux de ce magnifique succès, Dooku le prit immédiatement sous son aile et, en tant que Maître, entraîna son apprenti sans relâche durant des mois à manier les sabres laser. Le poussant à l'extrême perfection, il lui enseigna bon nombre de ses savoirs, notamment le fait que pour vaincre les meilleurs des Jedi quatre principes lui seraient primordiaux : utiliser la peur, la surprise, l'intimidation, et déséquilibrer son adversaire. En outre, il s'agissait de déstabiliser mentalement un ennemi avant d'engager l'affrontement, puis de le déstabiliser physiquement et de façon successive lors du duel. En peu de temps, l'ancien Kaleesh devint un maître d'armes quasi imbattable, si bien que Dooku, très fier et appréciant à sa juste valeur son jeune élève, avoua qu'il aurait du mal à le vaincre dans un duel réglementaire. Après avoir prouvé sa valeur, il le présenta à Darth Sidious, son mentor Sith, à qui Grievous jura une parfaite allégeance. Néanmoins, il faut nuancer leur étroite relation, car Grievous se méfiait quelque peu de son maître, comme Dooku répugnait à l'avoir trop longtemps en sa présence. Mais là encore, il y a des limites à cette nuance. Son nouveau corps l'avait certes sauvé d'une mort certaine, mais son état de santé n'était pas pour autant stabilisé, et il devait de temps en temps suivre des cures médicales en se reposant dans une chambre de stase, bien qu'il réfuta une telle faiblesse. Ainsi naquit le nouveau Général Grievous, hybride drapé d'un long manteau noir frappé du sceau de la Confédération des Systèmes Indépendants, composé à 95% de métal et à 5% de chair, au regard reptilien inquisiteur et au caractère extrêmement brutal. Symbole de triomphe pour les Séparatistes, symbole de cauchemar pour les Jedi, qu'il considérait d'ailleurs comme de la vermine à exterminer. Une fois la Guerre des Clones engagée sur Géonosis, Grievous s'efforça de protéger secrètement les catacombes des drones géonosiens, tuant de nombreux soldats clones et quelques Jedi tout en créant une atmosphère de confusion sans que son identité ne puisse être révélée. Obligé de s'enfuir avant que la planète ne tombe aux mains de la République, il rejoignit rapidement son Maître en vue de parachever sa formation. Durant les mois qui suivirent, Grievous s'entraîna durement pour répondre à de nouveaux défis, et se prépara en particulier à son nouveau "loisir" : éliminer les Jedi, au grand contentement des Seigneurs Sith. Ayant déployé une certaine rancune à leur égard, Grievous se plaisait à les combattre et à emporter leurs sabres laser en guise de trophées, qu'il accrochait ensuite à la taille ou à sa cape. Le Comte Dooku lui conseilla à plusieurs reprises de ne pas succomber à la passion de collectionner ces "bibelots", qui pourrait bien avoir un jour raison de sa vigilance. Plongé au cœur de l'action, Grievous participa à de nombreuses escarmouches dans les premières heures du conflit, abattant ses premiers Jedi sans réelle difficulté. Le premier affrontement primordial qu'il remporta ne fut autre que la mémorable défaite qu'il infligea à la République lors de la Bataille de Hypori, quatre mois après le début du conflit galactique. Monde fonderie devant remplacer Géonosis, Grievous s'était longtemps douté qu'une attaque y serait programmée, et défendit la position en conséquence. Lorsque la flotte de destroyers Acclamator de la République arriva sur les lieux, des mines orbitales cachées entamèrent leur œuvre de destruction, mettant hors d'état de nuire la quasi-totalité des contingents républicains. Quelques vaisseaux seulement parvinrent à se poser en catastrophe, mais des nuées de droïdes de combat eurent raison des survivants clones, et il ne resta bientôt plus que l'escouade Jedi, commandé par Maître Daakman Barrek. Après avoir tué celui-ci, alors qu'il adressait un message de secours à Obi-Wan Kenobi en poste sur Muunilinst, Grievous profita d'une chasse aux Jedi dans les ruines des navires républicains, et les avertit qu'il leur réservait une mort honorable. Il tua le jeune Sha'a Gi en l'écrasant après un saut vertigineux, suivi de son ami Tarr Seirr, blessa gravement Aayla Secura, K'Kruhk et Shaak Ti, puis désarma en quelques instants Ki-Adi-Mundi. Il fallut l'aide d'une canonnière clone, transportant le capitaine Fordo et des soldats ARC lourdement armés, pour sauver les survivants. L'ennemi mortel s'était enfin révélé aux yeux de la galaxie, et le Conseil Jedi, aussi bien que le Sénat, en fut rapidement averti. Néanmoins, malgré les impressions initiales, la vérité s'imposa d'elle-même : un droïde, aussi perfectionné et moderne soit-il, ne pouvait être si puissant. Par de nombreux aspects, Grievous était un adversaire des plus redoutables, toujours aux aguets, utilisant les astuces psychologiques acquises pour insuffler la peur et briser la volonté de ses ennemis lors d'un duel. La souplesse et la dextérité que lui procurait son armure cybernétique, en particulier ses articulations et ses puissants servomoteurs, le rendait extrêmement dangereux, car ayant la capacité de se mouvoir en toute occasion avec une effrayante rapidité. Des réflexes fulgurants d'une machine conçue pour éradiquer, alliés à l'intelligence astucieuse d'un esprit reptiloïde, voilà ce qu'était Grievous et ce qu'il se plaisait à dire. De plus, sa maîtrise inégalée des sabres laser lui permettait de changer à son gré sa technique de combat, passant d'attaques et de ripostes standards à des coups non conventionnels, comprenant des bottes et des parades incompressibles pour l'œil de la plupart des espèces. Ses poignets, rotatifs sur 360 degrés, lui permettaient de réaliser d'incessants moulinets avec ses quatre sabres laser, ce qui avait pour but de terrifier les Jedi. Sans compter qu'il interchangeait, en quelques millièmes de seconde, l'utilisation des ses bras et de ses jambes, à la stupéfaction de ses ennemis. Par ailleurs, ses deux bras principaux pouvaient effectivement se diviser en quatre, plus fins et moins robustes, mais qui restaient dix fois plus forts que ceux d'un humain. Grievous était ainsi capable de suivre un rythme standard de 3 coups à la seconde, chose amélioré à 20 coups à la seconde quand il y déversait tout son talent et toute sa rage, chaque coup venant d'angles différents, porté avec une vitesse et une force différente. Cinq mois après la titanesque Bataille de Géonosis, Grievous débarqua avec ses troupes sur Nadiem alors que Luminara Unduli et Barriss Offee préparaient l'évacuation des fermes. Si Grievous faillit les mettre en échec toutes les deux et participa lors de l'attaque du Canyon du Chas de l'Aiguille, il dut battre en retraite en constatant que Offee avait organisé une embuscade sur son arrière-garde, ce qui ne l'empêcha pas de s'octroyer la vie d'autres Jedi au cours de l'affrontement. C'est durant cette mêlée victorieuse qu'il blessa gravement le Maître B'dard Tone et tua son apprenti, tout en étant aperçu par le très jeune Boba Fett. Un mois plus tard, après avoir battu Ventress et Durge sur un vaisseau spatial désert, les meilleurs agents séparatistes, le cyborg fut nommé commandant suprême des armées droïdes de la Confédération, et seconda le Comte Dooku dans sa tâche. Il s'employa d'une part à étudier les tactiques prenant en compte les légions robotisées, et d'autre part à améliorer sa garde personnelle de droïdes Magna, ainsi que diverses autres sortes de droïdes de guerre pour le conflit. En moins d'un an standard, l'androïde s'était forgé une solide réputation dans la galaxie ; craint de tous, même de ses proches, il semblait immortel et de plus en plus puissant. En bon stratège, Grievous chercha à jouer sur des impacts psychologiques sur les populations, et pirata pour se faire l'HoloNet, le plus important réseau de communication de la galaxie, qu'il lui servit d'ailleurs tout au long de sa croisade. Grievous relaya les informations via ce système de communication pour réaliser de la contre-information face aux victoires républicaines, mais aussi pour insuffler crainte, mouvement de panique et propagande jusqu'aux planètes reculées. Une méthode qui se révéla efficace, à tel point que les habitants de la République pensèrent avoir perdu la guerre, et ce jusqu'à la fin du conflit. De plus en plus confiant en ses capacités à exterminer les Jedi, le général tendit de nombreux pièges infâmes à ces derniers. Au terme de deux longues années de guerre, il captura l'ambassadeur Quiyyen sur Vandos pour attirer les Républicains plus facilement. La mission de sauvetage fut un succès amer, une multitude de soldats clones ayant péri et les Jedi T'chooka D'oon et Jmmaar étant tombés sous les coups de Grievous. Désireux de le mettre hors d'état de nuire, le Padawan Flynn Kybo, aidé de deux adeptes de la Force et des survivants de la station Banvhar, où le cyborg avait pillé l'astéroïde avant de faire massacrer les mineurs par ses droïdes en guise d'entraînement, partit à la recherche du tueur. Un plan qui n'avait d'ailleurs pas l'aval du Conseil Jedi. Après avoir abordé un croiseur Mon Calamari, tué l'ensemble de l'équipage ainsi qu'un Jedi abyssin, Grievous eut une extraordinaire surprise en découvrant six jeunes padawans cachés, qui n'étaient encore que des enfants. Il mena ensuite l'attaque sur Gentes, dans le Système Anoat, déclenchant les hostilités dans la zone industrielle U55-XBB avec le groupe de combat Arcus. Vainqueur avec moins de 20 % de pertes sur les usines d'assemblages et installations minières, cela plut énormément aux barons séparatistes, notamment pour reconfigurer le matériel en vue de soutenir leur effort de guerre. Mais la question des padawans fut également débattue avec Dooku en transmission holographique qui, malgré quelques réticences, donna son accord au projet personnel du général : une armure mécanisée du même type que la sienne, mais habitée par ses jeunes captifs. Une créature douée de la Force combinée à une technologie de pointe constituerait un redoutable guerrier, et aux côtés du général un formidable allié. Les Géonosiens placés sous ses ordres furent donc réquisitionnés pour faire avancer rapidement son programme, au mécontentement du conseiller neimoidien affecté à la production. En ce qui concerne la population ugnaught habitant la planète, étant sans réel intérêt, Grievous la rassembla sous un immense dôme administratif et ordonna à un vaisseau en orbite de le bombarder, carbonisant des milliers d'êtres en un seul tir. Bien que des actions antérieures aient déjà servi d'exemples, ce massacre était un avertissement à ceux qui tenteraient de résister à la Confédération, mais avait aussi pour but de mettre à bas toute forme de résistance sur Gentes. De plus, Grievous en profita pour démontrer aux padawans sa conception du pouvoir, le simple droit de vie ou de mort. Repéré et attaqué par des sondes inconnues, Grievous détruisit les droïdes, pensant à tort à une veine tentative d'assassinat de la part de ses proches de la Confédération. Néanmoins, d'autres problèmes se profilèrent à l'horizon : la venue du commandant Vulpus, serviteur loyal de Dooku, et la fuite miraculeuse des padawans. Exaspéré par cet imprévu, Grievous arriva à un léger compromis avec Vulpus concernant son silence sur cet évènement, avant de poursuivre avec furie les fuyards. S'introduisant dans le repaire des derniers Ugnaughts, il allait massacrer les jeunes Jedi sans défense, mais le groupe de Flynn Kybo s'interposa juste à temps. Une fois B'dard Tone définitivement mort au cours du duel qui s'ensuivit, Grievous déchaîna toute sa colère sur l'inconscient Flynn qui tenta de le retenir le plus longtemps possible. Ce dernier réalisa qu'il ne pourrait vaincre son ennemi par les armes, et s'employa à rompre une canalisation de carburant qui enflamma le magma nécessaire à l'alimentation d'un énorme cœur thermique. Ceci eut pour effet d'endommager la centrale, et engendra à son tour des incendies ravageurs et un séisme planétaire. La catastrophe de Belsus avait couvert la fuite de Codi Ty et de Stellskard, les sauveurs des padawans. Pour le général, ce fut un échec déplorable : non seulement son projet était anéanti, mais en plus les installations récemment acquises étaient gravement endommagées. Peu de temps après, Grievous déclencha l'opération Lance de Durge, vaste campagne militaire ayant pour but de conquérir le Noyau galactique. Utilisant la Passe Corellienne en tant que point de départ, il se fraya un chemin, de batailles en batailles, jusqu'à Duro, où il obligea le président Hoolidan Keggle à capituler, ce qui amena la Confédération des Systèmes Indépendants à disposer d'un tremplin nécessaire pour la suite de ses opérations : tenter une percée vers les mondes du Noyau. À bord de son destroyer personnel Providence, la Main Invisible, synonyme de terreur et de destruction, Grievous, en véritable meneur d'hommes, conquit planète sur planète, renforçant chaque jour la position des Séparatistes dans le conflit. Des victoires qu'il devait aussi à son charisme et à sa sombre renommée, pourtant grandissante, puisque responsable du bombardement orbital de Humbarine, de la peste loedorvienne du Système Weemell et de bien d'autres actes criminels inimaginables. Continuant dans sa lancée, il investit la luxuriante planète Kashyyyk, et avec l'aide des Trandoshéens, il parvint à réduire une grande partie du peuple Wookie en esclavage. Ses ambitions furent malheureusement stoppées net par l'escouade Delta, dont la résistance soutenue par les indigènes Wookies s'avéra bien trop coriace. Surpris par cette situation, Grievous préféra rester sur un résultat nul, laissant une partie des terres à la République plutôt que de risquer d'autres contingents droïdes dans une bataille qu'il n'était pas certain de remporter. Il fut cependant rappelé dans la Bordure Extérieure, car les forces de la Confédération rencontraient apparemment quelques difficultés dans ces régions. Environ 30 mois après Géonosis, Grievous subit un revers de fortune sur la planète Boz Pity, centre médical important de la Confédération. Engagé dans la bataille à partir du moment où les Républicains atteignirent la base, Grievous abattit les Maîtres Jedi Soon Baytes et Adi Gallia, tuant de nombreux soldats clones et blessant le dénommé Alpha. Puis, confronté à Mace Windu, il encaissa de plein fouet un STAP lancé par le Jedi via la Force, et fut récupéré en mauvais état par des Gardes Magna de Dooku. Ayant échappé aux Jedi, les deux leaders tendirent un piège à leurs poursuivants sur la planète Ruhe, repaire de fortune du comte. Grievous remporta également une de ses victoires les plus éclatantes en prenant le contrôle du monde d'Utapau, après avoir supprimé tous les dirigeants, sauf un : l'administrateur Tion Medon. Celui-ci ne pouvait qu'obéir aveuglément au chef séparatiste et accepter la présence de son armée, sous peine de voir la population pau'an éradiquée en guise de punition. Les Séparatistes bénéficièrent ainsi d'une base secrète arrière, utilisable en cas de repli stratégique ou de retraite forcée. Ainsi, à lui seul, l'ex-Kaleesh avait fait plier de nombreux peuples, alignés à la République ou non, et avait réuni maints systèmes sous la coupe séparatiste, soit par la force, soit par sa simple renommée. Il combattit de nombreux Maîtres Jedi, comme par exemple Puroth et Nystammall dans les plaines de Tovarskl, remportant toujours plus de trophées. De plus, il semble qu'il décida de fortifier bon nombre de planètes disposant d'une importance stratégique ou d'une importance économique pour la Confédération, dont la lointaine et méconnue Mustafar. Devenant plus qu'un simple leader, une figure de proue séparatiste, Grievous éclipsa l'importance du comte Dooku au sein de la Confédération et fut considéré par la République comme un personnage clé du conflit, notamment par Maître Mace Windu, qui pensait que l'androïde ferait tomber le voile impénétrable qui recouvrait cette guerre. Darth Sidious, obsédé par un désir plus personnel, décida donc de reléguer Grievous à un plan secondaire visant à miner l'Ordre Jedi. Il s'employa donc, un temps, à supprimer les Jedi les moins expérimentés, autrement dit les novices. Cependant, d'autres problèmes requirent la présence du Général. Effectivement, après trois rudes années de combat intensif, la situation s'était largement retournée en faveur de la République Galactique, malgré les efforts de Grievous pour tenter de rétablir la situation. La Confédération des Systèmes Indépendants menaçait de se briser, telle une fragile entente, et Darth Sidious ne vit qu'une unique solution pour remédier à cela : frapper le cœur de la République, Coruscant. Projet très audacieux, Grievous trouva l'idée plus qu'alléchante, et rassembla en quelques temps la plus grande force séparatiste jamais vue à ce jour. Disposant des plans fournis par son Maître, il contourna les barrages de mines et les flottes républicaines pour se retrouver, à l'horreur générale, en orbite au-dessus du pivot de la galaxie. Se croyant intouchable dans cette région précise du Noyau, l'état-major républicain n'avait apparemment pas jugé bon d'y poster beaucoup de navires de guerre. De plus, des attaques leurres établies de manière coordonnée dans la Bordure Extérieure concentrèrent l'attention des Républicains et dégarnirent les positions visées par le général séparatiste. Sans compter qu'Anakin Skywalker et Obi-Wan Kenobi avaient été envoyés sur Belderone, loin de Coruscant, chose apparemment prévue par Grievous. Le général séparatiste avait donc les mains libres, profitant de cette erreur stratégique pour se jouer d'une faible résistance, et débarquer ses troupes en toute tranquillité. Des milliers de droïdes de combat, de tout type et de tout genre, envahirent progressivement les différents niveaux de la capitale, tandis que les nuées de chasseurs séparatistes obscurcissaient à vue d'œil les cieux. C'est dans cette bataille terrestre que la résistance de Yoda et de Mace Windu fut gravée dans les annales, mais ils comprirent trop tard que le but premier de leur ennemi n'était pas de prendre le contrôle de la planète. L'attaque au sol n'était qu'une subtile diversion pour masquer la véritable cible des Séparatistes : le Chancelier Suprême Palpatine. Grievous s'était effectivement rendu au bureau de Palpatine, dans le quartier du 500 Republica, tuant les gardes sénatoriaux et les soldats clones qu'il croisait en chemin. Ses ordres étaient clairs : il devait prendre le chef d'État coûte que coûte en vie, et surtout lui accorder les honneurs qui lui étaient dus. Après une longue et fastidieuse poursuite dans les rues de la mégalopole, en passant par le métro jusqu'au bunker privé du Chancelier, Grievous finit par le capturer, se demandant pourquoi il n'était pas habilité à le supprimer de façon immédiate. Deux Maîtres Jedi, Foul Moudama et Roron Corobb, chargés de protéger le chef républicain, furent tués lorsque Grievous, les ayant bloqués, déploya ses bras supplémentaires pour les sabrer. Shaak Ti, revenant d'une lutte avec une trentaine de droïdes Magna, tenta désespérément de stopper Grievous, mais son épuisement ne lui permis pas d'être apte pour ce duel. En signe d'humiliation, le général la laissa sauve et la suspendit au plafond du bunker à l'aide de fils électrifiés, autre système perfectionné caché dans son avant-bras, avant que d'autres Jedi n'interviennent. Mace Windu, arrivé de justesse, parvint seulement à échanger quelques coups et à compresser le torse de Grievous par une décharge de Force, ce qui lui donna des quintes de toux fréquentes par la suite, mais ne l'empêcha pas de fuir à bord d'une navette avec son précieux otage. Ainsi, Grievous s'était habilement joué des Jedi affectés à la protection du chef d'Etat, en en tuant deux avant de retourner triomphalement sur son vaisseau amiral. Une rumeur se répandit rapidement dans la capitale : Palpatine avait disparu, ragot vérifié par l'HoloNet lorsque Grievous envoya un message personnel le déclarant prisonnier de guerre, au grand dam du Sénat Galactique. Il ordonna ensuite le rassemblement de ses forces, en attendant les directives du Comte Dooku, alors en poste sur le même navire de guerre. De plus en plus de renforts, comprenant les imposants destroyers Venator, affluaient vers Coruscant, et l'immense flotte séparatiste se retrouva très vite débordée. Mais le Général, impassible, commanda d'une main de fer ses vaisseaux et réussit à tenir à l'écart un grand nombre de navires républicains. Anakin Skywalker et Obi-Wan Kenobi, revenus en hâte de Nelvaan avec la Flotte Open Circle, eurent pour mission de délivrer le Chancelier, manœuvre parfaitement prévue par Dooku et Sidious. Aux commandes de leurs intercepteurs Actis Eta-2 et aidés d'escadrons d'ARC-170, ils échappèrent aux chasseurs droïdes envoyés par Grievous, puis détruisirent le bouclier protégeant le hangar de la Main Invisible, et s'y posèrent avant que les portes blindées ne soient closes. Le piège s'était refermé sur eux. Pendant ce temps, Grievous avait de plus en plus de mal à contenir les assauts républicains, ne comprenant pas l'obsession de Dooku à vouloir rester au milieu de ce champ de bataille titanesque. Son destroyer était devenu la cible de vigoureux affrontements, car encerclé de toute part, ayant subi de sérieux dégâts, son escorte de chasseurs stellaires réduite à néant, et ses boucliers déflecteurs sur le point de céder. Une situation intenable, à tel point qu'il menaça l'officier Lorth Needa d'étriper le Chancelier en directe sur l'HoloNet si on ne le laissait pas passer en hyperespace, et ce en réponse à la demande de reddition. Mais il s'aperçut très vite que Dooku avait péri et que Palpatine s'était enfui avec les Jedi. Needa ne lui accordant qu'un bref cessez-le-feu de 10 minutes, trop bref même, Grievous ne pouvait revenir les mains vides auprès du Conseil Séparatiste sans ternir son prestige et sa réputation. Voyant l'incapacité de son équipage neimoidien à résoudre le problème même s'il les malmenait, il envoya des droïdekas et ses Gardes Magna à la rencontre des fuyards, alors qu'ils avaient été coincés dans un bouclier radiant. Les faisant amener devant lui, Grievous était comblé, non seulement parce que les sabres laser de deux des plus célèbres Jedi étaient en sa possession, mais aussi parce que la tentative de sauvetage avait lamentablement échoué. Cependant, R2-D2, après un dérèglement spectaculaire, permit aux deux Jedi de se libérer de leurs liens et de récupérer leurs armes, étonnant une nouvelle fois le cyborg. Celui-ci ordonna à l'équipage de rester à son poste, alors que sa garde personnelle Magna s'occupait des deux héros ; mais il dut bientôt se résoudre à leur faire face faute d'une autre option. Pris en tenaille, Grievous, pour ne pas perdre la face, brisa la baie de commandement à l'aide d'une pique électrique dans l'idée de tuer ses trois adversaires, et fut aspiré dans le vide spatial. Dégainant son grappin, il s'accrocha à la coque extérieure, retourna à l'intérieur du navire amiral avant de s'emparer d'une capsule de sauvetage dans le chaos général. Heureux d'évacuer pour de bon, il fit larguer les autres modules et lança le signale de retraite à la flotte séparatiste, en apprenant par la suite que la Main Invisible allait s'écraser sur Coruscant avec le Chancelier et les Jedi coincés à son bord. Le plan minutieusement préparé par Darth Sidious avait échoué et la Bataille de Coruscant était totalement perdue, bien que Grievous ait réussi à éviter une honteuse débâcle, la transformant en retraite organisée. Pire que tout, Palpatine, Obi-Wan et Anakin étaient sains et saufs, et la guerre allait tout bonnement s'éterniser une fois de plus. Le Conseil Jedi, quant à lui, décida de redoubler d'effort pour capturer une bonne fois pour toutes le général séparatiste. De retour sur Utapau, Grievous accusa immédiatement réception d'un message prioritaire du Seigneur Sidious, se plaignant en premier lieu de la perte du Comte Dooku. Celui-ci lui répondit que sa mort était un mal inévitable, et que son nouvel apprenti leur apporterait la victoire finale. Suivant les conseils avisés de Darth Sidious, Grievous avertit les membres du Conseil de la Confédération des Systèmes Indépendants qu'ils devaient se rendre sur le monde volcanique de Mustafar. Ne disposant pas du charisme aristocratique de son ancien maître, le général fut d'abord réprimandé pour la fuite miraculeuse du Chancelier Suprême, et ses qualités de commandant de la Confédération furent remises en question par le vice-roi Nute Gunray. Le caractère de Grievous mit cependant fin à toute remarque péjorative à son encontre, ainsi qu'à la réunion. Peu de temps après, Obi-Wan Kenobi débarqua sur la planète et pista le général en vue de l'affronter. Grievous, prévenu de l'arrivée du Jedi depuis longtemps, avait fait surveiller sa venue, bien que ses espions furent momentanément trompés par les talents du Maître Jedi. Ce dernier réussit à surprendre Grievous, du moins pendant quelques secondes quand il se présenta seul devant lui, à la merci des Confédérés. Son ennemi encerclé par une multitude de droïdes, Grievous avait refermé le piège, et il lui envoya quatre de ses Gardes Magna dans l'espoir de tuer Obi-Wan. Ces droïdes se retrouvant tous écrasés par une étonnante démonstration de télékinésie, Grievous décida de sa charger lui-même de cet importun arrogant, et déploya en conséquence son arsenal entier, autrement dit tous ses sabres laser. Il y trouva un adversaire à sa taille car, au cours du duel, Grievous se retrouva avec deux mains tranchées, et encaissa une monumentale décharge de Force alors que son attention était détournée par la surprise du débarquement de l'armée républicaine. Voyant ensuite que ses contingents se faisaient laminer par les clones, il décida de rejoindre un vaisseau le plus vite possible, plutôt que d'être fait prisonnier. Filant à toute allure sur son wheeler, en écrasant quelques soldats de la République au passage, il parvint en un seul morceau à son chasseur personnel Belbullab-22, ce dernier dérivant des chasseurs Porax-38, mais le Jedi le poursuivit durant sa fuite et le rattrapa à temps. S'engagea alors un ultime affrontement à mains nues, puisque les deux combattants étaient désarmés, où Grievous tenta à plusieurs reprises de piétiner le Jedi. Une fois son ennemi en mauvaise posture, car étant accroché à la plate-forme au-dessus du vide, Grievous chargea pour le faire tomber, mais Obi-Wan récupéra in extremis le blaster DT-57 perdu par le général quelques instants plus tôt, et tira cinq coups dans sa poitrine ouverte, puisque endommagée durant le duel. Ses organes vitaux se consumèrent dans un dernier cri de rage, de désespoir, et d'impuissance. Ainsi mourut l'un des meilleurs stratèges et le plus impitoyable combattant de la galaxie, auteur de nombreux faits d'armes, capable à grands redoublements d'efforts de combattre avec cinq sabres laser en même temps, bien que pour plus de commodité il n'en utilisait que trois ou quatre. Un incroyable record seulement dépassé des années plus tard par un certain Lord Nyax. Véritable incarnation d'un dieu de la guerre, Grievous aurait pu facilement se confronter à des adversaires exceptionnels tels que Dark Maul ou le vénérable Yoda et leur faire face sans difficulté. Au final, avec un minimum de compréhension, Grievous apparaît surtout comme un martyre et comme l'un des nombreux pions dressés sur l'échiquier géant de l'infâme Seigneur Noir des Sith. Sa mort aura au moins permis de démasquer, cependant trop tard, la véritable identité de Palpatine, et peut être fut-ce une délivrance pour lui. Et bientôt, un article sur les différentes formes de combat au sabre laser !
Grievous Shakar de son nom entier, le cyborg était en premier lieu un seigneur de guerre kaleesh, race reptilienne originaire de la planète Kalee. Il se distingua dans la guerre incessante opposant son peuple à leurs ennemis héréditaires, les Huks, espèce insectoïde d'une planète voisine, acquérant beaucoup de gloire auprès de son peuple et auprès des prêtres de sa religion. De part ses qualités de tacticien et de combattant aguerri, il parvint à réaliser des coups de maître stratégiques, remportant victoires sur victoires, même dans les situations les plus désespérées et ce avec l'aide de contingents réduits. Recevant à titre honorifique le contrôle absolu de l'armée kaleesh, il parvint alors à renverser le cours de la guerre, notamment lors de la Bataille de Kalee. En effet, grâce à lui, ses compatriotes gagnèrent du terrain et parvinrent finalement à reprendre le dessus sur les Huks. Ironiquement, bien que le monde de Kalee fasse partie de la République Galactique, son influence au Sénat ne contrebalançait pas les arguments militaro-financiers que représentait l'appel à l'aide des Huks, et les sénateurs penchèrent en faveur de ces derniers. Une cinquantaine de Jedi, envoyés par les Républicains, mirent rapidement un terme à ce conflit territorial.
Les Kaleesh, Grievous compris, durent en subir les conséquences et la honte de la défaite, imposées par leur soi-disant allié. Son peuple, étant déclaré seul responsable des dégâts, dut subir de lourdes sanctions économiques et entra dans une phase de décadence accélérée. La haine à l'encontre de ceux qui l'avaient trahi, attisée par l'énorme dette de remboursement ainsi que par l'état précaire de sa civilisation, prit rapidement racine dans l'esprit du général. De plus, un sentiment étroit de revanche s'insinua au plus profond de ses convictions, à tel point qu'il concocta une contre-attaque pour se venger des Huks. Peu de temps après, San Hill, membre du Clan Bancaire Intergalactique et représentant de la toute jeune Confédération des Systèmes Indépendants, rendit visite aux Kaleesh. Il proposa de rendre à leur planète sa vision d'antan, en échange d'une participation minime de la peuplade reptilienne à son côté dans les premières actions des Séparatistes. Bien que ceci soit contraire à toutes ses valeurs ancestrales, Grievous, face à ce marché, dut se résoudre à jouer ce rôle de mercenaire dans une aventure qui ne le concernait pas et dont il n'avait pas envie.
Edition originale : Strange Highways (novella), suivi des nouvelles The Black Pumpkin, Miss Attila The Hun, Down In The Darkness, Ollie's Hands, Snatcher, Trapped, 1972-1989. Traduction : Pocket (Coll. Terreur), 1995, Claude Califano. Né le 4 juillet 1945 à Everett, Pennsylvannie (USA), Dean Ray Koontz eut une enfance pauvre, placée sous la domination d'un père alcoolique et violent. Malgré cette enfance traumatisante, il fit ses études à l'université de Shippensburg en Pennsylvanie et, une fois son diplôme en poche, il travailla pour un programme d'aide à l'enfance défavorisée (Appalachian Poverty Program), où il devait remplir le rôle de tuteur auprès d'enfants défavorisés. Il apprit dès son premier jour de travail que son prédécesseur avait été agressé par les jeunes enfants qu'il essayait d'aider, et qu'il était hospitalisé pour plusieurs semaines. Cette première année de travail fut pour Koontz chargée de défis et de tensions, ce qui le motiva plus que jamais pour se construire une carrière d'écrivain. Il se mit à écrire de façon déraisonnée la nuit et les week-ends, tout en conservant son poste au sein du programme d'aide à l'enfance défavorisée. Il quitta finalement ce programme pour occuper un poste de professeur d'anglais dans une école des faubourgs d'Harrisburg, tout en continuant d'écrire frénétiquement. Au bout d'un an et demi, sa femme Gerda proposa à Dean Ray de le soutenir pendant une période de cinq ans, en insistant sur le fait que s'il ne publiait pas pendant cette période, il ne le ferait jamais. Avant la fin de cette période de cinq ans, Gerda avait quitté son poste pour s'occuper à temps plein de la carrière littéraire de son mari. Il plaisante souvent en encourageant ses fans à collectionner ses romans et nouvelles, tant qu'ils ne les lisent pas. A ce jour, en 2007, Koontz réside à Newport Beach, une ville du sud de la Californie (la plupart de ses romans sont basés dans cette région) avec sa femme Gerda et leur chienne Trixie Koontz, sous le nom de laquelle il a publié le livre Life is Good : Lessons in Joyful Living, en 2004. A présent, Dean Koontz écrit à un rythme moins soutenu, publie un roman par an, et s'accorde un jour de congé par semaine.... Spectres (Pocket – Terreur) Le masque de l'oubli (Pocket – Terreur) Peste grise (Pocket – Terreur) Une porte sur l'hiver (Pocket – Terreur) Lune froide (Pocket – Terreur) Tic Tac (Pocket – Terreur) Etranges détours (Pocket – Terreur) La nuit des cafards (Pocket – Terreur) Midnight (Pocket – Terreur) Koontz est un écrivain à qui le cours roman (ou novella) et les nouvelles sont parfaitement adaptés selon moi ; c'est là qu'on y retrouve toute sa force de frappe au niveau du suspense et de la terreur. Etranges détours est, à mon avis, un chef d'œuvre du genre. Il allie des récits fort bien construits, sans aucun temps mort, des personnages attachants dès les premières lignes, ainsi que des histoires dignes de la fameuse série télévisée des années soixante La quatrième dimension : tout commence dans un monde on ne peut plus normal et, à un moment de l'intrigue, le héros voit sa vie basculer d'un coup dans l'étrange, le fantastique ou l'horreur. La novella qui donne son titre à ce recueil en est un exemple parfait : Joey Shannon, alcoolique d'une quarantaine d'années à la vie ratée, revient dans sa ville natale après vingt ans d'absence, ce pour l'enterrement de son père. En quittant le village après les obsèques, s'ouvre miraculeusement à lui la route qu'il empruntait autrefois pour se rendre à l'université, une route barrée depuis des années suite aux effondrements d'une ancienne mine ayant définitivement clos le passage. Dérouté, Joey se demande si une deuxième chance lui est offerte de rattraper certaines erreurs et de corriger son passé. Décidant, finalement, de s'engager sur cette route qui ne devrait plus exister, il retrouvera ses vingt ans et certains noirs souvenirs qu'il avait occultés de sa mémoire, grâce à une jeune fille qu'il avait connue à l'époque, la sauvant d'un viol suivi d'un meurtre. Mais ce n'est que la première des épreuves que Joey devra affronter pour obtenir sa rédemption… Dans La citrouille noire, un jeune garçon, malmené par sa famille et, surtout, par son frère, ne peut empêcher ce dernier d'acheter à un vieux sculpteur à la face cadavérique une citrouille peinte en noire et décorée pour Halloween. Le vendeur accepte n'importe quel prix pour son œuvre mais, comme il le dit lui-même : « on n'a que ce qu'on donne »… Un conte macabre sur l'étroitesse des sentiments, la méchanceté gratuite et la pingrerie. Mademoiselle Attila raconte l'histoire d'une institutrice qui fera tout pour sauver sa classe, et par là, l'humanité, d'un envahisseur venu du cosmos. Pour ceux connaissant l'ancienne ou la nouvelle version du film Body Snatchers, ils comprendront de quoi je parle… Cette nouvelle, outre le fait d'exalter les joies que l'on peut retirer de l'enseignement, parle surtout de volonté et d'amour, deux caractéristiques propres à notre espèce selon l'auteur. Avec Dans les profondeurs des ténèbres, nous abordons l'un des thèmes majeurs de Dean Koontz : le noir et tout le mal qui peut s'y cacher. Dans le sud de la Californie, Jess et Carmen Gonzalez, d'origine mexicaine, ont réussi leur vie, avec l'aide de leurs trois enfants : A force de sueur, ils ont monté un restaurant qui marche fort bien. S'il n'y avait pas leur propriétaire, un personnage véreux et sans scrupules, tout serait pour le mieux. Jess a acheté une nouvelle maison mais il semble y avoir un problème : il est le seul, dans la famille, à remarquer une étrange porte dans la cuisine, apparaissant ou disparaissant à son gré… Une porte qu'il a l'audace d'ouvrir et qui le mène à d'insondables fondations après plusieurs centaines de marches, et à des ténèbres aussi lourdes que de la poix, avalant toute lumière et semblant habitées par quelque âme damnée. Voulant rencontrer l'ancien propriétaire, comme il est de coutume, afin qu'il lui montre les petits défauts de la maison, il reconnaît en lui le Vietnamien qui, deux ans durant, l'a torturé, alors qu'il était prisonnier des Viêt Công pendant la guerre. Le Vietnamien, lui, ne l'a pas reconnu. La tentation est alors grande de l'envoyer faire un petit tour dans cette étrange cave qui ne devrait pas exister et dont la porte est apparue fort à propos pendant leur discussion… Les mains d'Ollie nous parlent d'un homme muet, vivant quasi comme un clochard, mais pouvant, grâce à ses mains, guérir toute maladie mentale ou physique. Lorsqu'il rencontre dans une allée une junkie au bord de l'overdose et au visage de madone, il ne peut s'empêcher de l'emmener chez lui et de la guérir de son attirance pour l'héroïne, tout en renforçant l'assurance en soi qu'elle avait perdue depuis longtemps. Bien sûr, comme à chaque fois, l'esprit d'Ollie fusionne sans qu'il le veuille avec celui de la jeune femme et, comme à chaque fois de nouveau, elle en conçoit une telle peur qu'il ne peut qu'effacer de son esprit le fait qu'elle l'ait connu et essayé de l'oublier… Encore un des thèmes majeurs de Koontz : l'amour, souvent voire toujours incompris, la rédemption et le paiement de ses méfaits et, surtout, la solitude, dans laquelle chacun de nous est enfermé contre son gré. Avec Le voleur, nous entrons dans le monde des pickpockets, un domaine où le héros, Billy Neeks, excelle. Mais, avec sa ration habituelle de sacs, il en arrache un gros appartenant à une vieille femme qui, une fois ouvert, se trouve receler un puits insondable d'obscurité. Toutefois, malgré sa peur, Billy va y plonger la main, ce qui l'amènera à subir d'étranges expériences… Encore des thèmes classiques de Koontz : le noir, la vie solitaire, le piège (d'où souvent on ne sort pas). Pris au piège, la dernière nouvelle du recueil, touche aux manipulations génétiques. Meg Lassiter rentre chez elle avec son fils et se fait arrêter par un barrage routier posé par Biolomech, une industrie proche de chez elle, qui ne laisse repartir sa voiture qu'une fois dûment inspectée. Seulement, ce que Meg ne sait pas, c'est que plusieurs rats, génétiquement modifiés, aussi intelligents que l'homme et lui vouant une haine mortelle, se sont échappés. Si elle savait quels intrus s'étaient invités chez elle, Meg n'aurait certainement pas poursuivi son chemin, surtout pas avec un gosse de dix à la jambe plâtrée… Ici, le titre se passe de commentaires ! La plupart des thèmes de Koontz sont utilisés dans cette nouvelle : le piège, bien-sûr, mais aussi la solitude (en l'occurrence celle d'une ferme abandonnée au blizzard), l'amour de sa famille, également, et celui d'une femme prête à tout pour la sauvegarder. Bref, pour résumer tout cela, je dirais que ce recueil est une véritable bible des préoccupations et des thèmes jalonnant les œuvres de Dean Koontz. La peur du noir et de la solitude, celle du piège d'où l'on ne peut se dépêtrer et celle de l'emprisonnement (physique ou mental). La rédemption et le paiement de ses crimes, toujours douloureux. Le bonheur perdu (souvent par accident). L'amour (le plus souvent extrême). Les dons paranormaux. Une thématique en somme fort riche et dont Koontz nous fait partager le meilleur dans ses nouvelles ou ses courts romans.

L'auteur
Dans les années 1970, Koontz commença à publier des romans grand public de suspense et d'horreur, sous son propre nom ainsi que sous plusieurs noms de plume. Le roman qui a révélé Koontz au grand public est Whispers (1980). Depuis, vingt-deux œuvres écrites par lui ont atteint la première place de la liste des best-sellers publiée par le New York Times.Œuvres majeures
Résumé
Edition originale : The Voyage Of The Space Beagle, A. van Hageland, Belgique, 1939, 1943, 1950. Alfred Elton Van Vogt est né le 26 Avril 1912 à Manitoba, dans les environs de Winnipeg, au Canada. Il passe son enfance, jusqu'à l'âge de dix ans, dans la petite ville de Neville au Saskatchewan, où il rencontre peu de monde et dont l'activité principale est orientée sur l'agriculture. Ses parents, originaires des Pays-Bas, privilégient leur langue d'origine au sein de la famille, renforçant l'isolement de Van Vogt qui trouva dans la lecture un refuge idéal. A l'âge de 17 ans, les temps de crise de 1929 conduisirent Van Vogt à entrer dans la vie active. Il exercera divers métiers comme conducteur de camion, ouvrier agricole ou employé au recensement. Il participera, au début des années trente, à des concours littéraires et certains de ses récits furent quelquefois publiés. Mais Van Vogt fit ses vrais débuts d'auteur de SF en 1939, dans la revue Astounding Stories de John W. Campbell, avec son récit Black Destroyer qui rencontra un fort succès, mettant en scène une race d'extra-terrestres intelligents, voraces et cruels, inspirant plus tard le film Alien. On retrouvera d'ailleurs cet épisode dans son roman La faune de l'espace. Il devient, alors, l'un des piliers des pulps* de l'époque aux côtés d'Isaac Asimov et de Robert A. Heinlein. La même année, il épouse E. Mayne Hull, avec qui il écrira plusieurs textes. En 1944, ils déménagèrent à Los Angeles. Le meilleur de la production de Van Vogt remonte à l'âge d'or de la SF américaine, entre 1940 et 1950. Ses oeuvres les plus connues sont Le monde des à de 1945, devenu culte aujourd'hui, La faune de l'espace de 1950, l'archétype de l'aventure spatiale en équipage, et A la poursuite des Slans de 1946, dont le thème de la chasse aux mutants est aussi devenu un classique de la SF. Bien que ses récits soient particulièrement bien écrits avec une trame très soignée et un style classique, sa manie du recollage de nouvelles (une technique appelée fix-up novel) donne souvent des romans confus à la construction maladroite mais néanmoins faciles à lire, et leur succès commercial dans les années cinquante en est probablement la meilleure preuve. Van Vogt est l'un des auteurs de SF américains parmi les plus connus en France, ayant bénéficié des excellentes traductions de Boris Vian. En 1950, sa femme arrête d'écrire et convainc le couple d'adhérer à la dianétique de L. Ron Hubbard (lui-même auteur de SF !). Pendant une dizaine d'année, Van Vogt devient le responsable de la section de Californie mais refusera, par la suite, les dérives sectaires de l'Eglise de scientologie qui s'en suivront. Van Vogt restera silencieux jusqu'aux années soixante et, sous l'influence de Frederik Pohl, se remettra à écrire avec énergie, sans pour autant retrouver la qualité de ses premières productions. Sa femme décède en 1975 et il se remariera, quatre ans plus tard, avec Lydia I. Brayman. En 1996, il est nommé Grand Maître de la Science Fiction and Fantasy Writers of America (SFWA). La même année, il reçoit un prix spécial lors de la convention mondiale de SF en Californie pour ses six décennies passées au sein de l'age d'or de la SF. Un troisième honneur l'attendra au sein du Science Fiction and Fantasy Hall of Fame. Atteint de la maladie d'Alzheimer, Van Vogt décède le 26 janvier 2000 des suites d'une pneumonie, à l'âge de 87 ans. * Pulps : Magazines bon-marché, ciblant un genre précis (western, polar, guerre, SF, horreur, etc.), où la plupart des auteurs de SF, de fantasy ou d'épouvante débutèrent en y publiant des nouvelles. Très prisés dès les années vingt (Amazing Stories, Astounding Stories, Weird Tales), la fin des années soixante-dix signèrent leur déclin. J'y consacrerai un article dans l'avenir. Œuvres majeures Les monstres (nouvelles chez J'ai Lu – Science-Fiction) Résumé Un vaisseau spatial, avec à son bord des savants de toutes les disciplines, parcourt l'espace en vue d'explorer des mondes inconnus et d'en étudier les habitants. Le héros du roman est Elliot Grosvenor, spécialiste du nexialisme, sorte de synthèse de toutes les sciences avec un fort apport d'hypnotisme. Au départ méprisé (cela qui montre bien le cloisonnement et les petites jalousies mesquines inhérentes au monde des sciences, chacun s'accrochant à ses prérogatives tel une sangsue et n'acceptant de modifier ses acquis qu'avec peine), il se révélera le seul capable de venir à bout des différents intrus amenés à bord du vaisseau et, finalement, tous se rallieront à sa vision « globaliste » de la science. Dans son roman, Van Vogt montre à quel point la division et le non-respect des idées d'autrui est néfaste lors de conflit. Comme toujours, il décrit avec un art consommé les créatures extra-terrestres en nous faisant percevoir le monde à travers leurs yeux, créant ainsi un sentiment de familiarité troublant. On peut tracer un net parallèle avec Jack Vance dans sa façon de nous rendre crédible et naturel le plus incroyable des monstres. L'écriture est typique de l'âge d'or, délicieusement désuète, dans le plus pur style de l'époque, avec sa croyance toute-puissante en la sacro-sainte science, censée résoudre tous les problèmes du futur. Un mélange de hard science et de space opera avec parfois des explications scientifiques un peu lourdes à digérer et certaines longueurs gâchant, je trouve, la fin du roman, se terminant en queue de poisson. Reste un ouvrage original et novateur pour son temps, comme la majeure partie des œuvres de Van Vogt. L'accent est mis sur l'évolution des sociétés du stade purement individuel et égoïste jusqu'au stade de la communauté de corps et d'esprit. Egalement présent, le thème de la communication difficile entre êtres aux formes de pensées étrangères. L'un des romans les moins décousus de Van Vogt, bien que, comme souvent, construit sur un amalgame de nouvelles. Selon l'auteur, l'être humain, qui semble n'être bon qu'à la guerre, perçoit à priori toute créature différente comme un ennemi : il y a un long chemin à faire jusqu'à la tolérance ! Van Vogt, dans ce roman, met également le doigt sur une autre facette du comportement humain : celle de la méfiance viscérale, voire de la haine, que peuvent se vouer scientifiques et militaires. Ce vaisseau semble être, en fait, une Terre en miniature, un résumé de nos travers et de nos mesquineries quotidiennes...

Traduction : Gallimard, 1952, Jean Rosenthal.
L'auteur
La faune de l'espace (J'ai Lu – Science-Fiction)
La guerre contre le Rull (J'ai Lu – Science-Fiction)
Le Monde des à (3 tomes chez J'ai Lu – Science-Fiction)
A la poursuite des Slans (J'ai Lu – Science-Fiction)
Les armureries d'Isher, suivi par Les Fabricants d'armes (J'ai Lu – Science-Fiction)
L'Empire de l'atome, suivi par Le sorcier de Linn (J'ai Lu – Science-Fiction)
La naissance et la jeunesse La vie d'une étoile débute au sein d'un nuage de gaz et de poussières interstellaires. Le gaz en question est essentiellement composé d'hydrogène H (~73 % en masse) et d'hélium He (~25 %). Les ~2 % restant sont composés d'éléments plus lourds, tels des molécules à base de carbone C (élément essentiel à la vie organique). Un tel nuage interstellaire possède une masse variant de 100 000 à quelques millions de masses solaires et peut s'étendre sur plus de 300 années lumières (une année lumière est la mesure de la distance parcourue par la lumière en une année. Dans le vide, la lumière se déplace à environ 300 000 km/s). Le nuage va commencer à se contracter sous l'effet de son propre champ de gravité suite à une perturbation causée, par exemple, par l'explosion d'une supernova et donner peu à peu naissance à des protoétoiles (nous verrons plus loin dans cet article qu'une supernova est une étoile mourant en explosant ; donc, la mort d'une étoile verra en naître un grand nombre d'autres en initiant la réaction permettant au gaz de se contracter : la mort créant la vie, un cycle éternel et immuable !). Comme tout gaz comprimé, la matière du nuage interstellaire va voir sa température augmenter au fur et à mesure de la contraction. La contraction peut durer des millions d'années. Avec l'accroissement de la masse volumique des régions centrales, les inhomogénéités qui se créent inévitablement sont sources d'instabilité et le nuage se fragmente en multiples centres de contraction secondaires, donc en autant de futures étoiles. Pour ceux d'entre eux qui sont suffisamment massifs, la concentration gravitationnelle se poursuivra tant et si bien que la température des régions centrales atteindra une dizaine de millions de degrés (la température du nuage initial avoisinait -258 °C, soit seulement une quinzaine de degrés au-dessus du zéro absolu, qui se situe à -278,15 °C). A cette température, la matière est totalement ionisée (toutes les particules élémentaires sont chargées électriquement) ; elle forme un plasma (gaz formé de particules chargées) de protons et d'électrons. L'énergie cinétique (énergie que possède un corps du fait de son mouvement) élevée des protons leur permet alors de s'approcher suffisamment pour que les forces attractives d'interaction nucléaire prennent le dessus et causent la fusion des deux particules et un énorme dégagement d'énergie. En gros, le proton (qui est en fait le noyau d'un atome d'hydrogène) va fusionner avec un autre proton pour donner un noyau d'hélium, ce en passant par diverses réactions chimiques. En résumé, nous avons l'initiation d'une réaction en chaîne faisant fusionner deux atomes d'hydrogène pour former un atome d'hélium, plus stable, causant une grande libération d'énergie. Les collisions multiples peuvent dès lors donner lieu à des réactions de fusion nucléaire au sein de la protoétoile. L'élévation de température et de pression qui en résulte stoppe la contraction de l'objet (les forces dégagées par la fusion nucléaire contrebalançant les forces d'attraction). Le corps céleste se stabilise, une étoile (en fait une gigantesque centrale à fusion nucléaire) est née ! Cela se produit lorsque la pression est suffisamment élevée et quand la température atteint une valeur critique d'environ un million de degrés °C. L'étoile entame alors la partie la plus longue de sa vie (notre Soleil est actuellement dans cette période : il est déjà âgé d'environ 5 milliards d'années et il lui en reste à peu près autant avant que l'hydrogène ne commence à manquer et qu'il n'atteigne le stade de la maturité. L'usine thermonucléaire marche à plein rendement et une température de 10 millions de degrés °C règne en son cœur). Vous trouverez, dans les annexes de cet article, les principales données concernant la classification des étoiles, des données chiffrées sur notre Soleil, ainsi qu'un résumé des principales étoiles connues, ainsi que de leurs magnitudes. La maturité Durant la majeure partie de sa vie, une étoile tire son énergie des réactions de fusion de l'hydrogène en hélium. Cette énergie contribue à maintenir dans son cœur une pression suffisante pour lui permettre de résister à l'effondrement sous le poids des couches supérieures (forces d'attraction). Mais ce processus durera plus ou moins longtemps selon la masse de l'étoile. Il sera d'autant plus court que l'étoile est massive (la chaleur, plus élevée, fait que l'hydrogène se consomme à plus grande vitesse). Par exemple, la fusion d'hydrogène en hélium durera 10 milliards d'années pour notre Soleil ; pour une étoile trois fois plus massive, l'hydrogène s'épuisera en 500 millions d'années et, pour une étoile 30 fois plus massive, en 6 millions d'années seulement. Les étoiles les plus lourdes à la naissance sont également les plus lumineuses (le dégagement énergétique, composé surtout de chaleur et de rayonnement, entre autre de lumière visible, étant plus intense). On appelle magnitude apparente la luminosité de tout objet céleste vu depuis la Terre (Cf. annexe B). On la dit apparente, car elle dépend de la quantité de lumière émise par l'astre mais également de son éloignement (deux étoiles de même taille, donc de même intensité lumineuse, auront une magnitude apparente plus ou moins grande suivant leur éloignement par rapport à la Terre, la plus éloignée nous paraissant, évidemment, la moins lumineuse). Vous trouverez également dans l'annexe C les magnitudes des principales étoiles de notre galaxie. Lorsque les réserves de combustible nucléaire sont épuisées dans le cœur, la gravité reprend le dessus et la contraction se poursuit, provoquant une nouvelle élévation de la température centrale. Avec elle, l'énergie cinétique des collisions entre noyaux s'accroît et finit par permettre le déclenchement de réactions de fusion de noyaux plus lourds. Celles-ci se poursuivront jusqu'à épuisement du nouveau combustible. On pourrait imaginer que cette alternance entre phases de contraction gravitationnelle et phases de fusion nucléaire de noyaux de plus en plus lourds se poursuive indéfiniment et assure à l'étoile de toujours trouver des ressources énergétiques lui permettant de résister à l'effondrement. Deux raisons majeures s'y opposent, qui conduiront à deux destins très différents : La naine blanche (étoile de masse initiale inférieure à ~8 masses solaires) ; La supernova (étoile de masse initiale supérieure à ~8 masses solaires). La fin d'un étoile peu massive La contraction gravitationnelle d'une étoile peu massive (<8 masses solaires) ne parvient pas à produire des températures très élevées au centre. Après les réactions de fusion de l'hydrogène en hélium, celles de l'hélium en carbone pourraient avoir lieu. Cependant, pour les petites étoiles, la température et la pression à l'intérieur du cœur n'est pas suffisante pour fusionner l'hélium qui s'y trouve en carbone. L'énergie dégagée par les réactions nucléaires ne peut désormais plus contrebalancer la force gravitationnelle. Simultanément, l'enveloppe de l'étoile se répand dans le milieu interstellaire en un « vent stellaire » animé de vitesses de l'ordre d'une dizaine de kilomètres par secondes. Le phénomène culmine par l'éjection des dernières couches de l'enveloppe à des vitesses beaucoup plus élevées lors de la phase dite de nébuleuse planétaire. Seule subsistera la partie centrale de l'étoile, très chaude, émettant un rayonnement ultraviolet très intense qui illuminera le gaz de la nébuleuse planétaire. La structure des nébuleuses n'est pas nécessairement à symétrie sphérique. Les étoiles sont en rotation, elles possèdent un champ magnétique, et le gaz nébulaire est un plasma ; leur interaction est complexe. Dans chaque cas, l'étoile arrivée en fin de vie est visible au centre de sa nébuleuse : on l'appelle naine blanche à ce stade. Après quelques milliers ou dizaines de milliers d'années, la nébuleuse elle-même se sera dispersée dans l'espace et ne sera plus visible. A plus long terme, l'étoile centrale deviendra un astre de plus en plus froid et de moins en moins lumineux, rayonnant dans des longueurs d'onde de plus en plus grandes et, finalement, un astre « éteint », une naine noire. Dans l'annexe D, vous trouverez des détails plus complets sur la vie d'une étoile peu massive, en l'occurrence notre bon vieux Soleil ! La fin d'une étoile massive Dans ce cas, des températures bien plus élevées au centre de l'étoile lui permettent de provoquer la fusion du carbone et d'engendrer des éléments toujours plus lourds, tel le silicium (Si) ou l'oxygène (O). Toutefois, à mesure que des éléments de plus en plus denses sont synthétisés, l'astre arrive à une impasse. En effet, les réactions de fusion nucléaire (entre deux noyaux identiques) ne sont exothermiques (produisant de l'énergie) que si les noyaux ne dépassent pas une certaine masse. Lorsqu'une étoile en est arrivée à se fabriquer un cœur de fer (Fe), il n'existe désormais plus pour elle de ressource ultérieure d'énergie thermonucléaire. Cet élément étant le plus stable, sa fusion consomme de l'énergie au lieu de la produire (on dit que la réaction est endothermique). Une fois ce stade atteint, la gravitation l'emporte donc irrésistiblement et conduit à l'effondrement de l'étoile sur elle-même. Les couches extérieures tombent sur le cœur, dont la masse volumique atteint celle des nucléons eux-mêmes (les nucléons étant les composants du noyau atomique, soit les protons et les neutrons). A ce stade, le cœur se comprime et les noyaux de fer sont alors dissociés, les protons (chargés positivement) capturant les électrons (chargés négativement) pour former des neutrons (qui, comme leur nom l'indique, sont électriquement neutres). Ce nouveau cœur de neutrons, beaucoup plus compact, est alors capable de résister à la compression des couches externes ce qui arrête brusquement leur effondrement. L'énergie dégagée par les couches internes tombant vers le centre, produit une onde de choc qui « souffle » les couches extérieures de l'étoile à une vitesse de plusieurs milliers de kilomètres par seconde. C'est le phénomène de la supernova. Le cœur de l'étoile subsiste alors sous la forme soit d'une étoile à neutrons (ou pulsar), soit d'un trou noir, selon que la masse initiale de l'étoile était inférieure ou supérieure à une trentaine de masses solaires. Je parlerai des pulsars et des trous noirs dans la seconde partie de cet article. Les supernovae Vue de la Terre, une supernova apparaît souvent comme une étoile nouvelle, vu qu'un astre, en explosant, s'accompagne d'une augmentation brève mais fantastiquement grande de sa luminosité, la rendant d'un seul coup visible à l'œil nu. Les supernovae sont des événements rares à l'échelle humaine : on estime leur taux à environ une à trois par siècle dans notre galaxie (la Voie Lactée). Elle jouent cependant un rôle essentiel dans l'histoire de l'univers, car c'est lors de son explosion en supernova que l'étoile libère les éléments chimiques qu'elle a synthétisés au cours de son existence (éléments indispensables à l'éclosion de la vie) et dont certains sont précisément synthétisés lors de l'explosion elle-même, pour être diffusés dans le milieu interstellaire. De plus, l'onde de choc de la supernova favorise la formation de nouvelles étoiles en initiant ou en accélérant la contraction de certaines régions du milieu interstellaire, comme nous l'avons vu au début de cet article. Le processus initiant une supernova est extrêmement bref : il dure quelques millisecondes. Quant au phénomène de la supernova elle-même, il peut durer plusieurs mois. Au maximum de luminosité de l'explosion, la magnitude de l'astre peut atteindre -19, ce qui en fait un objet plus lumineux de plusieurs ordres de grandeur que les étoiles les plus brillantes : pendant cette période, la supernova peut rayonner plus d'énergie qu'une galaxie tout entière ou même que plusieurs galaxies. C'est la raison pour laquelle une supernova se produisant dans notre propre galaxie, voire une galaxie proche, est souvent visible à l'œil nu, parfois même en plein jour. C'est ainsi que plusieurs supernovae historiques ont été décrites à des époques parfois très anciennes (par exemple en 1006, où l'on observa la supernova la plus brillante des temps historiques, supernova située dans la constellation du Loup). Annexe A : Classification des étoiles L'observation des étoiles permet de constater qu'elles présentent des couleurs, celles-ci étant directement liées à leurs températures superficielles : des plus chaudes aux plus froides, les teintes passent du bleuté à l'orangé. Type spectral (couleur) Température superficielle (en °K) O >25 000 B 11 000 – 25 000 A 7 500 – 11 000 F 6 000 – 7 500 G 5 000 – 6 000 K 3 500 – 5 000 M <3 500 L'échelle de température en Kelvin et la même que celle en Celsius, sauf qu'elle est décalée vers le bas : Celsius a pris la valeur de la fusion de la glace pour fixer le zéro, alors que Kelvin, lui, a fixé le zéro au niveau du zéro absolu, soit environ -278 °C. Actuellement, chaque type est subdivisé en dix sous-types. Le Soleil, par exemple, appartient au type G2, avec une température superficielle de l'ordre de 5 800 degrés. Annexe B : La magnitude apparente Comme je l'ai déjà dit, la magnitude est la luminosité d'un objet stellaire (étoile, planète) vu depuis la Terre. Plus un objet est brillant, plus sa magnitude sera petite (voire négative). Il s'agit en fait d'une échelle logarithmique inverse. L'astronome grec Hipparque (IIe siècle av. J.-C.) fut l'un des premiers astronomes de l'Antiquité à collecter des informations pour bâtir des catalogues stellaires donnant la position et l'éclat des étoiles visibles à l'œil nu. Son plus grand catalogue comprenait un peu plus de 1 000 étoiles. Les 20 plus brillantes étaient classées dans la catégorie « étoiles de première grandeur », les autres se répartissaient ensuite sur cinq échelons jusqu'aux « étoiles de sixième grandeur » qui étaient les étoiles les plus faibles visibles à l'œil nu. Après avoir pointé vers le ciel sa première lunette astronomique, Galilée fut contraint d'inventer la 7e magnitude pour désigner les étoiles invisibles à l'œil nu mais révélées par son instrument. Jusqu'au milieu du XIXe siècle, les astronomes ajoutèrent peu à peu de nouveaux échelons mais sans vraiment modifier la logique du système inventé près de 2 000 ans plus tôt ! Il devint alors urgent, pour faire face à l'inflation des catalogues stellaires, de ne pas laisser la classification des magnitudes à la seule perception de l'œil humain, et de mettre en évidence une loi de variation de luminosité des astres. Le premier qui formalisa le passage d'une magnitude à une autre fut l'astronome anglais Norman Pogson. En 1856, il proposa de considérer qu'une différence de 5 magnitudes était égale à une différence d'éclat de 100 fois. Le rapport entre deux échelons de magnitude devenait alors égal à la racine cinquième de 100 soit 2,512 fois. Pour Hipparque et pour tous les savants jusqu'au XIXe siècle, les étoiles les plus brillantes étaient toutes de 1re grandeur, sans qu'il soit fait aucune distinction dans ce groupe. Pourtant, il était manifeste à l'œil nu que Sirius était nettement plus brillante que Véga, alors que les deux astres se trouvaient sur le même échelon de magnitude. La création d'appareils capables de mesurer précisément des éclats (photomètres) permit de dépasser cette limite et d'appliquer la formule de Pogson à tous les astres. L'échelle des magnitudes débutant initialement à l'unité, les astres plus brillants furent dotés de magnitudes plus petites, voire négatives. La magnitude apparente de Sirius devint ainsi égale à -1,46 et celle de Véga à + 0,03. La magnitude apparente de Véga est donc 3,9 fois moindre que celle de Sirius (2,512(0,03+1,46)). Aujourd'hui, l'échelle de magnitudes s'étend de -26,74 (Soleil) à +30 (galaxies photographiées par le télescope spatial Hubble en 18 heures de pose !). Comparaisons Astre Magnitude apparente Soleil -27 Pleine Lune -13 Vénus (planète la plus brillante) -4 Sirius (étoile la plus lumineuse) -1 Limite de sensibilité de l'œil nu +5 Pluton (planète la moins brillante) +14 Limite de sensibilité de Hubble +30 Annexe C : Les étoiles les plus brillantes Voici les 20 étoiles les plus brillantes de notre galaxie. Il est intéressant de remarquer que pratiquement toutes ces étoiles ont un nom, le plus souvent d'origine arabe (au Moyen Age, les astronomes, mathématiciens et chimistes arabes ont acquis la plupart des connaissances scientifiques sérieuses que l'Occident reprendraient des siècles plus tard). De nombreuses autres étoiles moins brillantes ont aussi été nommées, surtout celles appartenant au dessin des constellations les plus typiques. Le classement n'est sans doute pas exactement rigoureux dans la mesure où les valeurs des magnitudes peuvent varier légèrement d'une source à une autre. Les magnitudes suivantes sont issues des mesures du satellite Hipparcos : 1 Sirius Alpha CMa -1.44 (magnitude apparente) 2 Canopus Alpha Car -0.62 3 Arcturus Alpha Boo -0.05 4 Rigil Kentaurus, Toliman Alpha Cen -0.01 5 Véga Alpha Lyr +0.03 6 Capella Alpha Aur +0.08 7 Rigel Beta Ori +0.18 8 Procyon Alpha CMi +0.40 9 Achernar Alpha Eri +0.45 10 Bételgeuse Alpha Ori +0.45 11 Hadar, Agena Beta Cen +0.61 12 Altair Alpha Aql +0.76 13 Acrux Alpha Cru +0.77 14 Aldébaran Alpha Tau +0.87 15 Spica Alpha Vir +0.98 16 Antarès Alpha Sco +1.06 17 Pollux Beta Gem +1.16 18 Fomalhaut Alpha PsA +1.17 20 Deneb Alpha Cyg +1.25 Annexe D : Le Soleil Le Soleil est une étoile âgée de 4,6 milliards d'années environ, soit à peu près la moitié de son chemin sur la séquence principale. On admet généralement qu'il s'est formé sous l'effet des ondes de choc produites par une supernova. Le système solaire, par conséquent, et la Terre en particulier, ont le même âge. Dans son état actuel, le cœur du Soleil transforme à chaque seconde plus de 4 millions de tonnes de matière (de masse) en énergie qui est transmise aux couches supérieures de l'astre et émise dans l'espace sous forme de rayonnement électromagnétique (lumière, rayonnement solaire) et de flux de particules (vent solaire). Durant les 7,6 milliards d'années à venir, le Soleil épuisera petit à petit ses réserves d'hydrogène ; sa brillance augmentera d'environ 7 % par milliard d'années, suite à l'augmentation du rythme des réactions de fusion par la lente contraction du cœur. Lorsqu'il sera âgé de plus de 12 milliards d'années, l'équilibre hydrostatique (état atteint par un système lorsque les forces de gravitation sont contrebalancées par une pression de direction opposée) sera rompu. Le noyau se contractera et s'échauffera fortement tandis que les couches superficielles, dilatées par le flux thermique croissant et ainsi partiellement libérées de l'effet gravitationnel, seront progressivement repoussées : le Soleil se dilatera et se transformera en géante rouge. Au terme de ce processus, le diamètre du Soleil sera environ 100 fois supérieur à l'actuel ; il dépassera l'orbite de Mercure et de Vénus. La Terre, si elle subsiste encore, ne sera plus qu'un désert calciné. C'est durant cette phase de gonflement que son cœur en contraction arrivera aux environs de 100 millions de kelvins, initiant les réactions de fusion de l'hélium. Le réarrangement des couches du Soleil fera diminuer son diamètre jusqu'à ce qu'il se stabilise à une taille de plusieurs fois, jusqu'à 10 fois, sa taille actuelle. Il sera devenu une sous-géante. Son cœur fusionnera l'hélium, principalement en carbone puis en oxygène, alors qu'une couronne externe du cœur fusionnera l'hydrogène en hélium. La masse du Soleil est insuffisante pour qu'il explose en supernova. Donc, environ 200 millions d'années plus tard, lorsque le cœur aura transformé tout l'hélium central en carbone et en oxygène, le noyau s'effondrera à nouveau sur lui-même tandis que les couches superficielles seront une fois de plus repoussées : le Soleil deviendra pour la seconde fois une géante rouge, voire une supergéante rouge, d'au-moins la taille de l'orbite terrestre actuelle. Finalement, les couches externes seront éjectées dans l'espace et donneront naissance à une nébuleuse planétaire. Les restes de l'étoile formeront alors une naine blanche qui pourra briller encore plusieurs milliards d'années au cours desquelles elle se refroidira avant de s'éteindre définitivement, et devenir une naine noire. Ce scénario est caractéristique des étoiles de faible à moyenne masse. Données observées : Magnitude apparente -26,8 Diamètre moyen 1 392 000 km Surface 6,09*1012 km2 Volume 1,41*1018 km3 Masse 1,9891*1030 kg Gravité à la surface 273,95 m/s2 (un homme de 70 kg y pèserait plus de 19 000 kg !) Température au centre 15,1 millions de °K Température à la surface 5 800 °K Type spectral G2 – V Composition de la photosphère H (73,46 %), He (24,85 %), O (0,77 %), C (0,29 %), Fe (0,16 %), Ne (0,12 %), N (0,09 %), Si (0,07 %), Mg (0,05 %), S (0,04 %) Dans la deuxième partie de cet article, nous reviendrons sur certaines caractéristiques des naines blanches et nous examinerons les phénomènes fascinants des pulsars et des trous noirs. Nous aborderons également le cas d'étoiles très étranges appelées quasars. Toutes les questions que vous voudrez poser seront étudiées avec plaisir. N'hésitez donc pas à cliquer sur « commentaires » à la fin de l'article !
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